mardi 4 septembre 2012

Sur l’Olympe



Jeter de l’encre sensuelle sur le papier à musique
Et presser le jus de quelques notes basiques,
Lancer au clair de la lune une portée blanche
Et de rondes et de soupirs en creux de hanche.
Boire l’innocence d’un vin épuré au pressoir
L’habit aux mille éclats merveilleux du soir,
Divins alcools distillé d’instruments électriques
La peau noire, les cheveux bouclés excentriques.
Le talent de la jeunesse riche et luxuriante
Prince des princes à l’aube fille souriante,
A son torse le féminin paré de son collier
La tenue d’un matador plus que singulier.
Le monde en révolte te porte aux nues
Et les déesses t’acclament femmes inconnues.
Jusqu’à lors nourrit d’une force des titans,
A cheval, tout de fils cousus d’or des gitans,
Un instant encore arborer le signe des immortels
Et bientôt attrapé par la foudre sur l’hôtel :
     Jimmy Hendrix est mort,
Sur l’olympe pour réconfort.


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